Expositions

Remerciements Tohu Bohu #01

Chers artistes, chers amis,

Je souhaitais tout d’abord remercier les 12 artistes qui nous ont accompagnés sur cette première exposition parisienne. Loin de nos bases lyonnaises, nous savions que le début de l’aventure à Lutèce serait difficile mais force est de constater que nous avons su respecter notre mission originelle : mettre en avant de jeunes et moins jeunes artistes contemporains dans un cadre idyllique.

Le lieu était fantastique. Se retrouver rue du Faubourg Saint Honoré à Paris dans une galerie de 400 m² (imaginez le prix – 10.000 € la journée) était une chance inouïe pour notre petite association. L’histoire de l’ANPA continue ainsi de s’écrire 7 ans après la première exposition au sein de la galerie 14 à Lyon (aujourd’hui disparue). Cette capacité à créer l’inattendu avec seulement une volonté inaltérable et une foi inébranlable en la générosité de certains continuera de « sévir » à Paris. C’est mon engagement.

Convaincre est mon métier, et partant de là, il m’incombe de faire en sorte que les gens soient à nos côtés pour permettre à certaines personnes de partager leur passion avec le plus grand nombre. Mais cette première ne doit pas masquer un monde bien cruel, aseptisé et unilatéral.

Pendant cette petite semaine d’exposition, les avis sur les artistes étaient très variés. Certains ont reconnu de très belles œuvres tandis que d’autres n’ont pas jugé les travaux à la hauteur du lieu. Chacun est libre d’apprécier ou non. Mais au-delà de ces considérations subjectives, je m’exaspère du peu de solidarité du milieu. Je sais pertinemment que l’art contemporain est un milieu lucratif où la création s’uniformise pour répondre aux diktats de certains (c’est un point de vue personnel). Je me dis que si nous avions eu avec nous une tête d’affiche (c’est à dire un artiste reconnu par le marché de l’art et possédant une côté numéraire élevée), la donne aurait été différente et nous aurions pu promouvoir d’une meilleure façon les artistes méconnus du public parisien.

Mais comme le disait si bien un de mes anciens patrons : what is done is done !

A la fin, que faut-il faire? Avoir des connexions, un réseau ? N’est ce pas épuisant de savoir que la création n’a aucun avenir sans connexion ou connaissance particulière… Face à ce constat, je m’en remets aux paroles de Marc Spiegler (directeur de la foire de Bale) : « ils [les artistes] peuvent faire une chose inaccessible (…) : créer un vrai collectionneur. Pas seulement lui vendre des choses, mais aussi lui en donner le gout, et défendre leurs artistes« .

Quoi qu’il en soit, réjouissons nous !

Aujourd’hui, je sais où aller (réseauter) mais je sais également ce qu’il nous manque : un homme ou une femme capable de défier l’impossible avec nous. Non pas seulement créer des évènements mais les valoriser, les rendre attrayants pour que notre mission – promouvoir les artistes – soit désormais un succès total.

Merci pour votre soutien. Merci à Brigitte et Lola pour leur fantastique travail pendant ces 3 derniers mois.

A très bientôt mes chers amis pour Tohu Bohu #02.

Jérémy Armet, Président

PS : photos et vidéos bientôt disponibles !

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